Les réponses à vos questions

Sur le projet

Comment avez-vous délimité la zone d’étude du projet ? 

Le périmètre de projet présenté le 5 septembre dernier n’est pas définitif.
Deux éléments ont permis de le tracer : la distance règlementaire des 500m aux habitations et le rayonnement du radar Météo France. Grâce à ces données, nous avons pu définir une première zone d’étude, comprenant les communes de Barou-en-Auge, de Norrey-en-Auge et des Moutiers-en-Auge. Cette première approche consistait à étudier la capacité maximale d’accueil du site et ne se concentrait pas sur les limites communales. Les études techniques et les ateliers participatifs permettront de dessiner une trame d’implantation adaptée aux caractéristiques du territoire.

Dans quelle mesure votre projet est-il différent du projet de Théolia, refusé en 2013 ?

Le refus par le Préfet de la demande d’autorisation de la société Théolia, datant du 6 juin 2013, s’explique par une incompatibilité de la zone du projet avec le radar Météo France. D’autre part, une décision de justice, datant du 18 avril 2014, a annulé l’arrêté autorisant une Zone de Développement Éolien (ZDE) sur le territoire des communes de Martigny-sur-l’Ante et Noron-l’Abbay (Secteur 3) et de Barou-en-Auge, Beaumais, Crocy, Le Marais-la-Chapelle, Les Moutiers-en-Auge, Morteaux-Couliboeuf et Norrey-en-Auge (Secteur 4). Le motif d’annulation relève d’un vice de forme du dossier ZDE. Le présent projet éolien du Pays d’Auge développé par NORDEX France et VSB prend en compte toutes les zones de contrainte et ne viole aucune des décisions de justice antérieures.

Comment garantir que le nombre de décibels émis par les éoliennes n’augmente pas avec le temps ?

Le contrôle acoustique ne s’arrête pas à la mise en service du parc. Nous sommes soumis à des règles de contrôle très strictes des émissions sonores et ce, tout au long de la vie du parc éolien. Ces dernières ne doivent pas dépasser 5 dB de jour et 3 dB de nuit.

Quelle est la nature du pré-accord donné par QinetiQ, concernant le radar Météo France ? 

Le bureau d’études QinetiQ est accrédité depuis 2015 par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie pour effectuer des simulations d’impact auprès de radars météorologiques. Nous avons obtenu un accord de principe de QinetiQ car la zone d’implantation du projet actuel ne se situe pas sur la « zone d’interdiction » du radar Météo France. Plus précisément, la zone de projet actuelle se situe sur « la zone de coordination » du radar Météo France, compatible avec l’implantation d’éoliennes, selon certains critères.

L’étude avifaune prend-t-elle en compte les parcours migratoires ?

L’étude environnementale établit précisément les périodes de migration et les couloirs existants de chaque espèce avifaune. L’ensemble des phases (prénuptiale, de nidification, postnuptiale et hivernante) sont minutieusement étudiées afin d’identifier chaque espèce et de décrire leurs comportements.

Dans quelle mesure l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) peut-il agir sur le projet ?

Au cours des études du projet, l’ABF est consulté pour connaître ses préconisations. Ensuite, lors de l’instruction de la Demande d’Autorisation Environnementale (DAE), l’ABF donne un avis définitif sur le projet. Son avis est règlementaire ou consultatif selon le classement des bâtiments et des sites en présence.

Combien d’habitations ce parc éolien va-t-il alimenter en électricité ? 

Le bassin d’alimentation dépendra du nombre et du modèle d’éolienne. Avec une trame d’implantation de 9 éoliennes de 165m de hauteur, la production du parc pourrait couvrir la consommation électrique d’environ 19 000 foyers, soit environ une fois et demi la consommation de la Communauté de Communes du Pays de Falaise (28 279 hab. en 2015).

Sur la concertation

Pourquoi organiser une démarche participative en amont de l’enquête publique ? 

L’organisation d’ateliers participatifs et la tenue de l’enquête publique relèvent de deux procédures distinctes. Cette démarche ne répond pas à une obligation règlementaire au sens où NORDEX France et VSB font le choix d’une co- construction avec les acteurs du territoire. L’enquête publique est une étape obligatoire et intervient à l’issue du processus d’élaboration du projet. Un commissaire-enquêteur recueille les avis de la population sur le projet déjà défini et déposé. Le rapport d’enquête aide le Préfet à rendre son avis, «favorable» ou «non favorable».